
La mort du monde : de l'espace-temps au point-instant (Einstein & Jankélévitch) : essai d'une physique métaphysique
« Albert Einstein a découvert tout l'univers, puis il est mort comme tout le monde. Lui-même, maintenant, où se trouve-t-il ? Où le chercher ? À présent il n'est plus, bien sûr. Pourtant il « a été ». Où donc chercher un « être passé » ?
Au n° 1 du Quai aux fleurs, juste derrière la cathédrale Notre-Dame de Paris, au premier étage, se trouve l'appartement où vécut Vladimir Jankélévitch. Une plaque le rappelle : « Dans cette maison a vécu Vladimir Jankélévitch, Philosophe, 1903-1985 ». Puis est gravée cette phrase, tirée de son livre L'irréversible et la nostalgie. « Celui qui a été ne peut plus désormais ne pas avoir été : désormais ce fait mystérieux et profondément obscur d'avoir vécu est son viatique pour l'éternité. »
Juste derrière la fenêtre de son appartement se dressait la flèche de la cathédrale. Cette « flèche » s'est consumée dans l'incendie de Notre-Dame, le monde entier fut témoin de ses flammes et de son effondrement. Aujourd'hui, une nouvelle flèche, construite « à l'identique », commence d'être tandis que l'ancienne, désormais, « a été ». »
C'est autour de ces questions de la disparition de l'avoir-été, du « point-instant » de son advenir irrévocable, là où se fixe une place étrange dans « l'espace-temps », que tourne ce nouveau livre de Pierre Michel Klein, troisième volet, après Métachronologie (2014) et Chronon (2019), d'une « métaphysique quantique » ou « méta-topologie de l'inexistence » qui fait l'hypothèse inouïe de la mort du monde.
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