
Moi qui ai vécu tant de vies : George Sand en ses métamorphoses
« Moi qui ai vécu tant de vies »
George Sand en ses métamorphoses
« Est-ce qu'on est jamais quelqu'un ? », se demande la dame de Nohant en 1868.
Refusant d'avoir une « personnalité » réduite à la portion congrue, George Sand a toujours loin fait, tant par sa création littéraire que par ses manières de vivre, pour multiplier ses existences.
C'est au confluent improbable d'une série de contradictions qu'elle aime à se définir : aristocrate par son père, mais peuple par sa mère ; femme parce qu'aimant à « faire un roman de la vie », mais homme par le sérieux de ses engagements ; plus que libérale en politique, mais fidèle aux traditions ; « géorgique », mais « l'esprit dans les étoiles »...
C'est à suivre quelques-unes de ses métempsychoses que ce livre est consacré. On verra d'abord « comment Aurore devint George ». Passé le « moment Lélia », nous irons à Venise, où l'amour romantique a la fièvre, mais invente un « opéra par lettres ».
Le tournant « de l'art vers la politique » sera lui aussi au programme, la « femme auteur » sur la sellette, la dixième muse ne sera pas oubliée.
Après un parallèle en forme avec Balzac, « fétiche littéraire » complice, nous verrons enfin comment cette chercheuse de vies a fait oeuvre aussi par ses manières d'exister.
Largeur : 14.0 cm
Epaisseur : 4.0 cm