
La promenade
La Promenade
Publié pour la première fois en 1974, ce roman a connu un destin sinueux, à l'image de son autrice. Rescapée des camps nazis, personnalité singulière, Mária Földes n'a cessé d'être hantée par les questions de la mort et de la survie. Elle a tenté, par l'écriture et le théâtre, d'explorer ses traumatismes à l'échelle personnelle et collective en vue de redéfinir la dignité humaine.
Avec La Promenade, Mária Földes propose une véritable oeuvre littéraire, qui dépasse largement le cadre du témoignage historique. Sous la forme d'un monologue intérieur, parfois poétique, souvent ironique, le texte accompagne une déambulation dans les rues de sa ville. Au fil de cette marche, des images affleurent, surgissant comme des éclats de mémoire - chaque détail devient prétexte à l'irruption de réminiscences et pensées morcelées.
La force particulière de ce livre tient dans la façon dont un souvenir en appelle un autre : l'enfance Lumineuse, presque féerique, puis l'adolescence brisée en mille morceaux dans les camps, la grisaille communiste de l'après-guerre, les nouveaux traumatismes de la vie adulte. Il en résulte une méditation existentielle sur l'identité, la mémoire et la survie. Les événements reprennent corps avec une intensité saisissante, donnant à qui lit La Promenade la sensation d'avancer pas à pas au côté de la narratrice, en témoin silencieux de son errance intérieure.
Largeur : 12.0 cm
Epaisseur : 1.3 cm