La grande soif

La grande soif

Auteur(s) Erica Cassano (Auteur)
Editeur(s) Lattès
Date de parution : 01/04/2026

Quatrième de couverture :

La lutte d'une femme pour sa liberté. La fascinante ville de Naples entre Occupation et Libération. La révélation d'une nouvelle voix.

Naples, 1943. L'eau manque partout, sauf dans la maison où vivent Anna et sa famille. Devant la Maison de l'eau, la file des femmes qui cherchent à se désaltérer s'allonge. La soif qu'Anna ressent est différente : c'est une soif de vivre et de revanche. À vingt ans, elle voudrait étudier la littérature, lire, s'épanouir dans une ville sans décombres, sans sirènes d'alerte aérienne. Mais il n'y a pas de temps pour rêver. Le père a disparu, la mère s'est renfermée, la soeur et le neveu sont malades. Leur futur dépend d'elle. Alors, dès qu'elle en a l'opportunité, Anna accepte un poste de secrétaire à la base américaine de Bagnoli. Elle entre dans un monde inconnu de promesses qui enchantent et effraient à la fois. La solution la plus facile serait de fuir, de laisser les années douloureuses de la guerre derrière elle. Mais Anna ne veut pas que quelqu'un la sauve. Comme Naples, elle espère gagner elle-même sa liberté.

La grande soif est le récit d'un petit monde immense, de ses silences et de ses bruits, d'une aspiration à quelque chose de plus grand qui sommeille en nous.

Les premières heures, sous la fenêtre, il y eut principalement des femmes. Elles déclaraient combien d'enfants elles avaient à désaltérer, indiquant un chiffre avec leurs doigts, elles précisaient l'année, le mois, le jour où leur mari était parti au front ou bien mort, disparu, blessé. Aucune ne nous accusa d'avoir caché notre eau pendant des semaines, elles n'y pensèrent peut-être même pas, étourdies par ce geste gratuit. Elles étaient très disciplinées : tour à tour, chacune tendait son seau, attendait et le reprenait, alors que d'autres s'éloignaient, penchées par le poids. Avant de partir, elles regardaient le ciel qui se découpait entre les immeubles et elles remerciaient ma mère en joignant les mains ou en lui envoyant un baiser, avec la même dévotion que pour la Madone de l'édicule à l'entrée de la ruelle. À Naples, on avait vite fait d'être sanctifié.

En stock
22.50 €
Tous les prix incluent la TVA
Click & collect retrait librairie
Réservation en ligne, retrait gratuit en librairie
Ou livraison à domicile
Ean : 9782709676328
Format et Reliure : Livre
Pages : 427
Hauteur : 23.0 cm
Largeur : 15.0 cm
Epaisseur : 2.8 cm