
Vestibule : novella
Quatrième ouvrage de Katerina Handrinou, née en 1979, Vestibule est du genre inclassable et décoiffant. Cette novella, presque un court roman, pousse des pseudopodes vers la poésie, le théâtre, l'essai, etc. Le héros ? Une pièce, le vestibule, c'est-à-dire - en apparence - presque rien. Le narrateur ? Tantôt lui, tantôt elle, personnage souvent indéfinissable. L'histoire ? Il n'y en a guère non plus. Les cent-vingt pages du livre tournent autour d'une absence : celle dudit vestibule, remplacé dans les immeubles modernes par un vaste séjour-cuisine.
Pas de narration linéaire donc, mais des fragments, des scènes isolées reliées entre elles de façon plus ou moins souterraine. L'appartement est une métaphore de l'être humain. Le vestibule, c'est tout ce qui nous protège, nous prépare en douceur à entrer, à sortir. Même si, peu à peu, tout se complique : ce lieu béni et nécessaire va peu à peu laisser voir sa face d'ombre...
Vestibule, « thriller de chambre » d'après l'auteure, complexe comme la vie, subtil et profond, plein d'un humour secret, est déroutant avec délicatesse et hautement stimulant. Les lecteurs francophones aventureux devraient en faire leur miel.
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Largeur : 15.0 cm
Epaisseur : 1.0 cm