
Bonté gracieuse : essai sur l'asymétrie du bien et du mal
Bonté gracieuse
essai sur l'asymétrie du bien et du mal
Pourquoi est-il moralement plus grave d'abandonner ses enfants que de ne pas adopter des orphelins ? Pourquoi est-il moralement plus grave de forcer quelqu'un à entendre la musique qu'il déteste le plus que de ne pas lui faire entendre la musique qu'il préfère ? Pourquoi, plus généralement, l'obligation de ne pas faire de mal est-elle ou semble-t-elle plus impérieuse que celle de faire du bien ? Cette asymétrie est-elle un trait constitutif de toute morale, une conséquence logique de ce que sont le mal et le bien ou bien est-elle une particularité de notre morale, de celle du moins qui nous est le plus commune ou la plus familière ? Pourrait-on, non seulement concevoir, mais adopter une morale qui traiterait symétriquement l'obligation de ne pas faire de mal et celle de faire du bien ? Pourrions-nous vivre sous le régime de la bonté sévère ?
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