Histoire d'Oléron

Histoire d'Oléron

Editeur(s) La Geste
Date de parution : 07/07/2026

Quatrième de couverture :

Histoire d'Oléron

Avec 175 km2, en France métropolitaine, Oléron est la plus vaste des îles de l'Atlantique. Très proche du continent, elle constitue le vestige de l'archipel saintongeais que signalent les premières sources écrites. Le socle calcaire - la hanche - qui court du Château d'Oléron à Chassiron, prolonge en effet les Isles de Xaintonge visitées à la Renaissance par Bernard Palissy. De part et d'autre de cette dorsale fertile et propice à la circulation terrestre, se sont accrochés les sables de la côte atlantique et les vases de la mer des pertuis charentais. Ce que la mer réclame aujourd'hui aux plages, aux dunes de l'océan, aux falaises de Chassiron et aux marais, résulte en grande partie de l'intelligence que les insulaires ont déployé autrefois pour profiter de conditions naturelles que ne perturbaient pas encore notre bilan carbone.

Avant le XIXe siècle de la modernisation des ports, chenaux et du Château d'Oléron sur la mer des pertuis, de la création aussi, du port de la Cotinière sur l'océan, Oléron était une île de terriens. D'un accès facile depuis le continent, l'île a attiré, dès la Préhistoire, une paysannerie dont témoignent de nombreuses installations. La mise en valeur du foncier n'a dès lors jamais cessé, que ce soit chez les Gallo-Romains puis sous l'impulsion des seigneuries ecclésiastiques et laïques. Il en résulte un semis de dizaines de villages de sauniers, de paysans et de vignerons. Riche de ses espaces agro-forestiers et de son estran vaste et diversifié, Oléron a créé des richesses, supporté un peuplement record et excité les convoitises jusqu'à la fin du Moyen Âge.

Frontière de mer administrée depuis les bureaux de Versailles, Oléron a ensuite vu s'éloigner le temps des rançons et de l'autodéfense, récompensée par les privilèges octroyés par les rois de France ou d'Angleterre. Avec l'entrée au XVIe siècle, dans la modernité de la Renaissance, les Oléronais ont vécu une militarisation inédite. Sous la monarchie absolue, au pas de charge, le littoral insulaire s'est hérissé de fortifications et de batteries d'artillerie. Il a fallu apprendre à payer la gabelle, la taille et les taxes portuaires afin d'entretenir les garnisons, payer les marins de la flotte royale et satisfaire les besoins ou les envies de seigneurs, de moins en moins résidents, et d'officiers du roi, de plus en plus présents.

Solidaires au-delà des luttes religieuses ou politiques, les Oléronais ont plié mais n'ont pas rompu. Le XIXe siècle avec ses promesses de liberté, d'égalité et de fraternité, leur a apporté les innovations qui les occupent encore aujourd'hui : ostréiculture, pêche, commerce et artisanat sont venus préparer l'avènement du tourisme. Au prix de deux guerres mondiales, le XXe siècle a exposé le territoire et ses habitants à de profondes mutations. L'île a, en grande partie, perdu ses racines paysannes et connu une transformation profonde par l'urbanisation. Oléron demeure néanmoins marquée par la présence de vastes espaces naturels, qui lui conservent une image forte d'authenticité revendiquée par tous les Oléronais, qu'ils soient anciens ou d'adoption.

Indisponible chez l'éditeur
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Ean : 9791035331184
Format et Reliure : Livre
Pages : 422
Hauteur : 31.0 cm
Largeur : 25.0 cm
Epaisseur : 3.4 cm